Cuisinière de masse V2

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Introduction

Notre première cuisinière de masse avec un coeur de chauffe Batchrocket simplifié : l'esquisse de ce qui allait devenir le Batchblock.

Beaucoup d'essais sur cette cuisinière, beaucoup d'erreurs aussi. L'idée était d'avoir une cuisinière complètement accessible pour pouvoir modifier le coeur de chauffe et analyser à chaque fois la qualité de la combustion.

En plus des nombreuses améliorations que nous avons pu faire grâce à elle, nous nous sommes rendus compte qu'une cuisinière de masse, c'est fantastique ! Réactive, fonctionnelle, esthétique.. c'est un régal à l'usage. Parfait complément des habitats traditionnels français très inertiels mais mal isolés.

Ici, elle a servi d'unique moyen de cuisson pendant l'hiver et de parfait moyen de chauffage à un volume de 150 m3 mal isolé (ancienne ferme en briques de terre crue et cuite). Il fallait environ 3 flambées par jour pour maintenir 20-25°C de différence avec l'extérieur. En début et en fin de saison de chauffe, c'était plutôt une flambée par jour ou une tous les 2 jours.

Elle a remplacé un poêle JOTUL d'ancienne génération de 11 kW. Résultat : plus de chaleur, beaucoup plus d'inertie, moins de stratification, moins de bois, beaucoup moins de pollution, moins de flambées.. avec en plus le confort d'un banc de chauffe et la cuisson sur plancha et dans un four noir.

Erreurs de conception

  1. Maçonner le coeur de chauffe avec un coulis réfractaire argileux. Ce coulis (du mortier fin) n'est pas assez résistant. Il vaut mieux utiliser un coulis type REFRACOL 240.
  2. Maçonner le coeur de chauffe en simple peau et sans cadre métallique. Il aurait été beaucoup mieux de :
    • maçonner le coeur de chauffe en double peau (sans le banc qui reste en simple peau) OU
    • maçonner le coeur de chauffe en simple peau dans une armature métallique OU
    • La totale : maçonner le coeur de chauffe en double peau, la première peau étant compressée dans une armature métallique (voir nos nouveaux modèles)
  3. Intégrer la cheminée d'évacuation (où les gaz sont froids et montent) dans le calepinage du reste du poêle (où les gaz sont plus chauds et descendent). Les dilatations sont trop différentes et créent des fissures.
  4. Faire des bancs sous le principe des cloches creuses. Mieux vaut ajouter de la surface d'échange en contraignant les gaz à faire un aller-retour. Aussi, quand les gaz ralentissent en arrivant dans une cloche, ils libèrent beaucoup de chaleur. Sur le banc de la cuisinière, il y a un point chaud à l'entrée de la partie du banc qui est en cloche creuse.

Les expériences sur la combustion :

Beaucoup d'expériences ! Les résultats :

  1. Le demi-octogone dans le turbuleur remplace la cheminée interne des Batchrockets. Le vortex est moins bien dessiné, mais les turbulences sont là. Il ne faut surtout pas de rampe ou de formes rondes ou octogonales : les flammes sont alors directement projetées vers le haut sans turbuler suffisament. C'est pour cette raison que la cheminée interne des Batchrockets était si haute !
  2. Un Batch bien conçu fume dans trois cas :
    1. Il y a un morceau de bois DANS la fente (pas de souci si le bois est devant ou contre la fente) ;
    2. Le feu est trop lent;
    3. Le feu est trop vif (en dessous de 5-8% d'O2), c'est-à-dire que le feu s'emballe très violement.
  3. Si les sections minimale dans les virages à 90 et 180° ne sont pas respectées.. la combustion n'est plus stable. Nous pensons que ces sections minimales permettent de décorréler complètement le coeur de chauffe de l'accumulateur : sous ces conditions le coeur de chauffe fonctionne de la même manière quel que soit l'accumulateur qui y est connecté (sous réserve qu'il y ait un tirage suffisant).
    C'est un point extrêmement important et c'est ce qui rend possible toute la variété de poêles basés sur le Batchrocket.

Photos :

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